Voici un petit aperçu de ce qui peut vous attendre comme tests au sein des compagnies aériennes.

Le premier test est en général constitué des branches techniques de bases comme les mathématiques, la géométrie et la physique: calculs, problèmes, il n’y pas de miracle, il faut s’en farcir à hautes doses pour améliorer ses résultats.

Vous êtes également testés sur des branches comme l’anglais ou la géographie (revoyez vos capitales!).

Les tests psychotechniques arrivent alors: la logique constitue la majeure partie du plat. La logique est une partie qui est difficilement entraînable, pour vous c’est logique ou ce n’est pas logique que 46650 est le prochain nombre dans la suite 0, 2, 24, 252, 3120. Ok les nombres c’est quelque chose, mais quand viennent diverses formes bizarres, personnellement j’ai plus de peine (la logique est-elle vraiment la même pour tout le monde?!)

Vous pouvez également avoir des tests de mémoire ou de réflexes. La mémoire s’entraîne (sortez le memory de votre petit frère!), mais les réflexes, on a ou on a pas… Un exemple que j’ai en tête est le test de mémoire de chez SWISS: un écran représente la carte d’une ville (environ 6 patés de maison en hauteur/largeur), apparaissent alors toutes les 2 secondes des icônes représentant une cabane, un hopital, un bar, … environ 6 icônes en tout, puis elles disparaissent. L’ordinateur vous demande alors de replacer sur la map le bar, la mairie,…

Et voilà, vous avez passé votre première demi-journée de test! Si tout va bien, vous recevrez une seconde convocation pour la suite! Peronnellement je n’en ai reçu qu’une seule de celles-là, de la part de SWISS.

Ce deuxième test vous évalue sur votre capacité à faire plusieurs choses à la fois. Il se présentait là-bas sous la forme d’un cockpit basique (pas d’écran). L’appareil de torture est constitué d’un palonnier, d’une manette de gaz, de pédales, et d’un casque. L’accueil était assuré par une psychologue des plus sympatiques, qui m’explique comment fonctionne tout cela: l’exercice consiste à effectuer des manoeuvres aux instruments dans un temps imparti en effectuant en même temps quelques petites tâches supplémentaires. Un exemple: “effectuer un virage à droite de 360 degrés en 2 minutes, en descendant de 1000 pieds et en maintenant une vitesse de 90 noeuds, tout en résolvant le calcul 27*42 et en éteignant une led qui s’allume aléatoirement à droite ou à gauche à l’aide de la pédale correspondante. Le résultat du calcul est à entrer à la fin du virage dans le système”. Oui donc c’est sûr qu’il faut faire 2-3 calculs basiques avant l’exercice pour savoir durant l’exercice si on est dans les temps ou pas: si je commence au cap 0° avec 2000 pieds, après 30 secondes, je dois avoir un cap de 90° et une altitude de 1750 pieds.

Au début c’est sûr, le résultat n’est pas super, ce qui est tout à fait normal. Ce qu’ils veulent voir, c’est des résultats qui s’améliorent de manière constantes. De mon côté ce n’était pas trop mauvais, mais j’ai complétement foiré le 6 ou 7e exercice… Ca a suffit à me disqualifier, je ne pourrais malheureusement jamais faire ma formation chez SWISS… Mais il y a des centaines de compagnies, je ne désespère pas!

Voilà, c’était un petit aperçu de ce qui vous attend dans les grandes compagnies! Et si ça ne se passe pas bien, sachez que c’est le cas pour peut-être 90 pour cent des gens! Elles peuvent se permettre de ne prendre que la crème de la crème! heureusement, d’autres chemins mènent au métier de pilote!