Un peu de neige gelée sur la piste de Buttwil: pas un problème

Un peu de neige gelée sur la piste de Buttwil: pas un problème

Je me sens pousser des ailes!

Lundi passé, 12h30: je suis avec Serge à Buttwil, un méga briefing nous attend. Le but: passer en revue les 2 prochains vols où je serais seul, tout seul! Donc évidemment, il faut que tout soit clair, que les plans de rechange en cas de pépins soit opérationnels, que les procédures d’urgence soient en tête.

J’ai pu choisir moi-même la route: le premier vol ne comporte aucun atterrissage sur d’autres aérodromes, ce n’est que de la navigation. J’ai choisi de faire un vol aux alentours de la ville de Zürich, en partant direction est. C’est une région dans laquelle j’ai très peu volé, mais il y a 2 VORs sur le chemins, ce qui aide pas mal.

Un VOR (VHF Omnidirectional Range) est un système de positionnement qui nous permet de connaître notre position par rapport à une station radio au sol. Voler vers un VOR ou s’en éloigner n’est pas très difficile, mais il y a plus de trafique dans les alentours de la station, la vigilance est de mise…

Vol solo: la preuve!

Vol solo: la preuve!

Bref, ce vol autour de Zürich était pour le moins stressant: il y’avait pas mal de vent venant du sud (foehn) et venant de travers, ce qui me forçait souvent à voler en crabe pour suivre ma route… De plus comme je l’ai dit, je ne connaissais pas bien la région, et l’espace aérien contrôlé de Zürich n’était vraiment pas loin! En fait c’était la plus grande source de stress, suivre la route prévue, et savoir à tout moment où j’étais précisément.

Beaucoup de personne m’ont demandé: “alors, comment ça fait de voler seul?!”. C’est super sympa, bien-sûr! Je n’ai rien contre mon instructeur, mais il est clair que c’est mieux sans quelqu’un qui guette sans arrêt ce que vous faîtes. Et je suis aussi quelqu’un qui apprend et s’améliore mieux tout seul. Je peux être très exigeant avec moi-même ;-) Maintenant c’est sûr que c’est pas une mauvaise chose d’avoir un “backup” sur le siège d’à côté quand un affreux doute s’empare de vous sur votre position actuelle!

Du côté de Berne: une région où il y n y a pas grand chose pour se repérer je trouve

Du côté de Berne: une région où il y n'y a pas grand chose pour se repérer je trouve

Le deuxième vol ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu: au programme, Buttwil-Berne-Fribourg-Yverdon-Neuchatel-Buttwil, avec atterrissage à Yverdon et neuchâtel. En voyant la piste sur la webcam de l’aérodrome d’Yverdon la veille, je me dis déjà que je vais bien préparer l’aérodrome alternatif: la piste est un peu enneigée, pas sûr qu’ils me laissent me poser. En effet après un petit coup de fil le matin avant de partir, ils m’annoncent qu’il faudra aller ailleurs. Ok, pas de problème, Lausanne j’arrive!

Il y a encore quelques mois je n’aurai jamais pensé me retrouver là-bas en tant que pilote, j’y ai toujours été spectateur!

Un Cessna Citation X

Un Cessna Citation X

Bref, vol sans soucis, je traverse la zone contrôlée de Berne. Un Cessna Citation m’est annoncé à la radio “il devrait effectuer un virage à gauche devant vous” me dit Berne Tower. Oui, il est là: Dieu qu’il est beau!!! Ce virage, cette élégance, waw! Y’en a qui s’emmerdent pas! Enfin, revenons à mon super Cessna 152 (oui je sais, le contrase est rude!): j’arrive à Fribourg, puis Romont, et finalement, voilà le lac Léman et ses montagnes: qu’est-ce que j’adore cette région! La météo devient moins bonne depuis l’ouest, il faudra faire vite. Je tente de m’y retrouver, où est la piste?! ah la voilà! il y’a pas mal de monde qui tourne, ouvrons l’oeil et les oreilles! Le circuit a été un peu plus simple que prévu, car j’ai pu prendre un avion “en chasse” qui faisait des circuits avec touch and go. Je reste à bonne distance quand-même, il se pose, puis c’est bon, il a quitté la piste. Je suis déjà tout prêt pour l’approche, volets sortis, la vitesse est bonne. Un crissement: c’était mes roues sur la piste en asphalte, atterrissage en beauté! J’évacue rapidement la piste, il y a du monde derrière. Je parque l’avion, il y a toute la place qu’il faut.

Le temps devient maussade du côté de Lausanne

Le temps devient maussade du côté de Lausanne

Il faut que je mette quelques litres dans cet avion, voyons comment se passe cela (je n’ai jamais fait le plein dans un autre aérodrome que Buttwil jusqu’à maintenant). La réception de l’aérodrome de Lausanne me donne un clé, puis il faut aller avec l’avion aux colonnes d’essence, et faire le plein soi-même, un peu comme avec une voiture finalement! Le litre coûte un peu plus de deux francs Suisse, ça va vite.

Après avoir payé taxes (13france l’atterrissage à Lausanne) et essence, je repare direction Neuchâtel. Easy, je peux suivre l’autoroute qui passe par Yverdon. J’approche de Neuchâtel, je m’annonce à la radio. La piste est fermée, me dit-on!

Bon, il faut que je me pose ailleurs pour compléter mon 2e vol de navigation (il est obligatoire de se poser sur deux aérodromes “étranger” selon le programme). À un quart d’heure de là, il y a Granges et son aéroport que je connais! En avant toute, la route est super simple, remonter les lacs de Neuchâtel et de Bienne: ça fait du bien de connaître la région!

Après un atterrissage à Grenchen, retour à Buttwil, ranger l’avion, remplir la paperasse… C’était top cette journée! Vivement la licence!

10 février 2009 à 7:09 , écrit par Sébastien
Categorie(s): Ma formation
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