Waw! ça c’est des sensations!

petit feedback après un vol de 1 heure et 13 minutes:
Après 1 heure de moto, j’arrive à l’aérodrome de Buttwil, un coin très sympa dans la campagne. Il possède 3 hangars et une piste en herbe.
Arrivé devant la réception, je rencontre rapidement l’instructeur qui m’attendait: Markus, très sympa, environ 45 ans. On s’occupe de 2-3 choses administartives, puis on commence tout de suite par regarder les rapports météo (il y’a une borne la bas pour tout ça). ok, rien de spécial à signaler, quelques nuages mais rien de bien méchant.
On se dirige alors vers l’avion, avec le sourire :-) C’est un Cessna 152 (voir photos), son petit nom est HB-CFW (Foxtrott-Whiskey pour les intimes).

HB-CFW, l'avion de mon premier vol

HB-CFW, l'avion de mon premier vol

C’est pas très grand, 10 mètres d’envergure, et 2 places. On regarde tout de suite s’il faut faire le plein : en effet, il reste juste de quoi faire 1h de vol. On amène l’avion vers la pompe à essence à l’aide d’un petit tracteur (un peu comme ceux qui poussent les gros avion de ligne en arrière, mais en plus-petit…) après c’est presque comme avec une voiture, on ouvre le reservoir sur l’aile, et on remplit avec de la sans-plomb 98. On ramène ensuite l’avion où il était parqué, et on commence à vérifier tout l’avion selon les checklists : hélice, gouvernes, instruments, etc…
Je prend la place du pilote, l’instructeur est passager (mais oui!). Il est temps de démarrer le moteur! on serre les freins, on tourne la clé, et c’est parti, après 4-5 tours d’hélices. ça fait du bruit, on met les casques. A partir de maintenant, l’instructeur et moi nous parlons qu’avec micro-casque. Encore quelque checks, et on commence à rouler, en faisant encore les dernières vérifications des instruments. Le roulage (ou taxiage pour les avions) est difficile au début : 2 pédales, et les freins sont aussi sur ces 2 pédales! Il faut se battre contre ses reflexe lorsqu’on veut tourner, c’est à dire tourner le manche… (absolument aucun effet au sol!)
Après autorisation, on s’aligne sur la piste: plein gaz, il faut rester dans l’axe de la piste en agissant sur les pédales. Assez rapidement, on atteint la vitesse de décollage, et je tire sur le manche… Hop, nous voila dans les airs, c’était pas si dur! Rapidement on ressent les premières turbulences, on continue à grimper, jusqu’à 5000 pieds (environ 1500 mètres).
Premier virage, ça va tout seul. Markus me fait remarquer que je ferais mieux de regarder un peu plus à l’exterieur plutot que de me focaliser sur les instruments: les mauvaises habitudes du simulateur… On vole ensuite au-dessus de cette région magnifique, et on peut voir 5 lacs depuis là-haut. C’est beau aussi la Suisse-allemande… On passe au-dessus de chez Markus: il me dit qu’il lui faut 25 minutes pour se rendre à l’aérodrome en voiture, et on a mis environ 8 minutes en avion. Mhmmm j’aime ce moyen de transport!
On se fait pas mal secouer par les turbulences, on décide de grimper un peu plus pour voir si c’est plus calme. Arrivé à 6000 pieds, c’est beaucoup mieux!
On se dirige vers Lucerne, en faisant quelques exercices de base : montée, remise à plat, descente de croisière, effet des volets : tout se passe super, après quelques minutes de stress au début, le plaisir est au rendez-vous!
On retourne ensuite à l’aérodrome, en passant par les routes standards (circuit d’aérodrome) pour faire un approche. On s’annonce à la radio pour le circuit, et un autre avion est déjà dans le circuit, juste avant nous. ok, on se place derrière lui, on le laisse prendre un peu ses distances. Il fait l’approche finale, et c’est à notre tour de s’engager. Gaz réduit, j’essaie de trouver la bonne pente pour ne pas arriver avant ou après la piste… Markus m’aide un peu (tout est en double commande bien entendu), c’est lui qui gère les gaz. L’avion qui nous précédait s’est posé, il vient de dégager la piste.
L’approche est un peu longue, mais pas de problème, la piste n’est pas courte (800m). Posé tout doux, on laisse rouler l’avion, qui est freiné gentiement par la piste en herbe. On dégage la piste, et ça va déja mieux avec le taxiage: peut être étais-je un peu plus nerveux au premier taxiage? ;-)
On parque l’avion, en étant prudent quand on approche des autres avions: on sous-estime, mais il y’a quand même 5 mètres d’ailes qui nous dépasse de chaque côté! L’ombre du soleil nous aide bien pour estimer la distance avec les autres avions.
Dernière checklist, on éteint le moteur, interrupteurs et tout le reste.
Eh ben ça fait du bien de s’envoyer en l’air! Markus me dit que je me suis très bien débrouillé, on a même fait plus dans le programme que ce qu’il fallait.
C’était finalement assez court, le temps passe vite dans ces bêtes-là!
J’y retourne vendredi, où l’on fera un peu plus long: je m’en réjouis!

10 juillet 2008 à 12:58 , écrit par Sébastien
Categorie(s): Ma formation
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